Montargis : Le maire B.Digeon bon élève de Macron dans la casse du statut de la fonction publique

Baisse des effectifs, précarité, manque de moyens, privatisations, mépris, absence de dialogue et d’écoute, autoritarisme… les agents municipaux de la ville de Montargis n’en peuvent plus.

Déjà en 2019, le maire et la droite montargoise avaient attaqué les droits aux congés des agents : suppression des congés « médaille » et des congés « retraite », suppression des récupérations des jours fériés et chômés qui tombent le week-end, suppression de certaines dérogations pour les congés de fractionnement… Au total, chaque agent avait alors perdu plusieurs jours de congés par an. Seuls les élus de gauche au conseil municipal avaient voté contre. Tous les autres élus avaient approuvé ce recul social sans précédent.

Pourtant, tout ce beau monde qui a supprimé ces congés vantait l’investissement des agents municipaux lors des inondations en 2016. Et le maire a été bien content de pouvoir compter sur les agents municipaux depuis le début de la crise sanitaire. Des agents qui ont une fois de plus montré leur sens du service public dans l’intérêt des montargois. Voilà les remerciements.

Aujourd’hui, le maire remet ça en appliquant avec zèle et sans aucun dialogue social la loi Macron dite « de transformation de la fonction publique » de 2019 ! Résultat ? Lors du conseil municipal de 4 octobre dernier ainsi que lors du dernier conseil d’administration du CCAS, de nouvelles régressions ont été votées : suppression des congés d’ancienneté, des deux jours de pont, de l’heure de veille des jours fériés. De nombreux agents vont perdre plus d’une semaine de congés par an. C’est inacceptable et une fois de plus seuls les élus de gauche du groupe « Montargis pour tou-te-s » ont voté contre.

Cette loi est une attaque en règle contre la libre administration des communes et le maire devrait résister à cette mise sous tutelle par l’État.  C’est possible. Certains maires de gauche ont décidé de tout faire pour s’opposer à l’application de cette loi et ont choisi de négocier avec les organisations syndicales pour préserver les intérêts des agents territoriaux. Ces maires ont choisi de limiter la casse en ayant recours « aux sujétions particulières », s’appuyant sur une cartographie des risques physiques et psychosociaux auxquels sont exposés les divers métiers de la fonction publique territoriale. Il est toujours possible de justifier de l’attribution de jours de congés supplémentaires au titre de ces fameuses « sujétions particulières » Cela reste à la discrétion des maires.

Mais à Montargis rien de tout cela, car M. Digeon, trop content de se réfugier derrière la loi votée par le gouvernement Macron, n’attendait que ça pour attaquer une nouvelle fois les droits des agents municipaux. Le maire a une fois de plus décidé de passer en force en appliquant stricto-facto la loi de transformation. Il a refusé notre demande de réunir le personnel municipal afin de discuter et d’écouter enfin les agents de la ville. Il a refusé de rencontrer les organisations syndicales de la collectivité pour négocier avec elles la mise en application de cette loi. Il a également refusé de prendre en compte l’ensemble des particularités des métiers exercés dans les services de la mairie.

Cette régression sociale est d’autant plus scandaleuse que plus de 80 % des agents de la ville sont des agents de catégorie C, c’est à dire des fonctionnaires qui ne gagnent souvent guère plus que le SMIC. Le maire leur supprime sans état d’âme une partie de leurs congés.

De plus, les agents de la ville subissent de plein fouet les destructions d’emplois et la précarité. Depuis 2001 les effectifs de la ville ont chuté de 20 %. Une véritable saignée ! De nombreuses activités municipales ont été confiées au privé (nettoyage des écoles, une partie des espaces verts…).

Les agents n’en peuvent plus et sont épuisés de travailler dans de telles conditions. Malgré leur dévouement, leur professionnalisme et leur profond attachement au service public, beaucoup d’entre eux en ont ras le bol de ne pas être considérés dans leur travail, de travailler sans moyens, sans reconnaissance.

Les Montargois et les agents de la ville paient au quotidien cette amputation de moyens humains avec des services publics municipaux qui ont de plus en plus de mal à répondre aux besoins croissants de nos habitants, ce qui fait que se sont tous les Montargois qui subissent la dérive droitière et dogmatique de la majorité municipale.  

Nos propositions :

– Rétablir les congés supprimés en 2019

– Refuser d’appliquer la loi des 1607 heures, et à minima tout remettre à plat et ouvrir de vraies négociations avec le personnel afin d’en limiter les effets

– Respecter l’emploi public statutaire en mairie de Montargis

– Arrêter de confier au secteur privé certaines missions des agents municipaux montargois

– Redonner davantage de moyens de fonctionnement aux services pour améliorer les conditions de travail de tous les agents municipaux et répondre aux besoins des Montargois.

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